Interview : Simon Astier, un Hero en toute simplicité

De passage à Paris il y a quelques jours avec ma compagne, j’ai retrouvé Maxi au café de la gare de Lyon, histoire de boire un chocolat (pour un, une bière pour l’autre, quoi pour qui ?). Nous en avons profité pour parler boulot, faut bien. Et là, d’un air candide, il m’annonce innocemment, au détour d’une blague sur la SNCF (enfin, je crois que c’était une blague) : « [Diantre] (oui pas de gros mot ici), j’ai pas re-contacté Simon Astier pour faire l’interview, j’ai pas le temps. »
Moi : « Boulet va. Tu passerais moins de temps sur Soul Calibur 4 aussi… »
Lui : « Nan sérieux. En plus Hero Corp commence après demain, c’est mort. »
Moi : « Oh mais non allez, tu le contactes ce soir et même si tu arranges un truc d’ici samedi c’est cool. Et au pire si on poste l’article après c’est pas grave, c’est toujours bien d’avoir une interview d’un gars qui monte, et si nos lecteurs découvrent la série comme ça alors qu’elle est en cours, il y a toujours les rediffs et… d’autres moyens pour rattraper le retard. »
Lui : « Ouais, ouais, t’as peut-être raison. Mais j’ai vraiment pas le temps. »
Votre fidèle serviteur, toujours dévoué : « Bon ok c’est bon j’ai compris. J’ai pas le temps non plus là pour cette semaine, mais file moi le contact je m’en occupe. »
Le lâche : « Ok c’est cool, ça marche ! »

Et c’est ainsi qu’il m’est revenu d’arranger une interview avec Simon Astier à propos de sa nouvelle série, Hero Corp. Et j’en suis content. L’affaire dans la suite.

Après quelques retards pour cause d’imprévus, quelques incidents techniques (Skype c’est mal), j’ai enfin Monsieur Astier au téléphone (la musique d’attente de son assistante est une pure merveille au passage).

[Note : cette interview à été réalisée par téléphone et sa publication a été authorisée par Monsieur Astier, bien que ce qui suit ait été « romancé », j’entends par là que certaines répliques sont purement fictives (mais pas les plus importantes au contraire)]

M : « Allô, Monsieur Astier ? »

L: « Allô ? Allôôôôô ? »

M : « Allô Monsieur Astier ? C’est Melux de Maxiseries ! »

L : « Allô ? Oui bonjour, je sais pas ce qu’il y a mais je vous entends putain d’mal ! »

M : « Ah ouais suis sur Skype là ça doit être pour ça. Dîtes ça vous dérange si j’enregistre intégralement notre conversation ? »

L : « Ah ouais, non pas du tout. Par contre on peut se rappeler sur un fixe ou un portable là ? Parce que ça va pas être joyeux sinon, j’ai comme l’impression de vous parler à travers un mur. »

M : « Oui oui pas de problème, ça marche, à tout de suite ! »

M : « Allô ? Re-bonjour, c’est Melux, »

L : « Oui ! Ah c’est vachement mieux ! Enchanté ! »

M : « De même ! Je ne vous dérange pas au moins ? »

L : « Non non pas du tout c’est parfait. »

M : « Ok, alors on y va ? Ça vous dérange si je n’enregistre intégralement pas notre conversation ? »

L : « (rires) Pas de souci, on y va. »

M : « Bon, pour commencer… ça va ? »

L :  « (rires) Oui oui très bien et vous ? »

M : « Très bien très bien merci. Alors, pour commencer, pourriez-vous me résumer l’histoire de Hero Corp en une phrase ? »

L : « Oula, punaise en une phrase ? Dîtes ça va pas être simple. On va essayer quand même. Alors Hero Corp c’est….c’est l’histoire d’une bande de Super-Héros à la retraite qui décide de changer de vie, pour retrouver un peu de tranquillité, jusqu’à ce que le Mal réapparaisse, et qu’ils fassent appel à John, un mec ordinaire, qu’est pas un super-héros et qui se demande où il est tombé. Ça va comme ça c’est pas trop long ? »

M : « Non non, c’est parfait, ça résume bien les trois premiers épisodes qui campent la situation. »

L : « Ok. »

M : « D’où vous est venue l’idée de la série ? »

L : « Mmmmmh, au départ ça vient d’un sketch de mon premier spectacle en 2005 avec Alban Lenoir. Et c’est ma première vraie série en tant que création, alors j’y ai mis beaucoup de moi. »

M : « Une œuvre personnelle en quelque sorte. Quelles ont été vos influences ? »

L : « En fait, tout ce qui a bercé mon enfance et mon adolescence. BD, films d’aventures, fantastiques, comme Batman, Ghostbusters, …, c’est une bonne partie de ma culture d’ado qui ressort dans Hero corp. »

M : « Des références précises pour vos personnages ? »

L : « Non pas vraiment. L’univers des Super-Héros est tellement vaste, les pouvoirs tellement variés. On trouve toujours des mecs qui manipulent le feu ou la glace par exemple, je me suis presque senti obligé d’en mettre moi aussi, mais sinon j’ai voulu laisser faire mon imagination et inventer des pouvoirs plus ou moins débiles, ou avec des manifestations marrantes, genre le fait de se raidir quand quelqu’un dit un mensonge. »

M : « En effet j’adore, c’est du plus bel effet. »

L : « Merci. »

M : « De rien. Un Super-Héros que vous affectionnez en particulier ? »

L : « Batman. »

M : « Mmh qui n’en est pas un, il a pas de pouvoirs. »

L : « C’est pas faux. »

M : « Pourquoi la Lozère ? »

L : « Et pourquoi pas ? »

M : « ça se tient. »

L : « En fait c’est de là qu’on vient. C’est une région que j’aime beaucoup et qui me rappelle mon enfance. Et c’est un endroit très intemporel, des paysages presque irréels, qui sont le cadre parfait pour des super-héros à la retraite désirant s’isoler du monde. Y’a toujours pas de train en Lozère, pour y aller faut prendre le bus, et encore, souvent c’est la voiture, Remarquez, le mieux, c’est encore de marcher. »

M : « (rire) En effet ça cadre bien. »

L : « Oui, on est complètement à l’opposé de l’univers habituel des super-héros, qui sont plus dans leur élément au milieu des gratte-ciels. »

M : « Bien vu. »

L : « N’est-ce pas. »

M : « Vous aimez les œufs ? »

L : « Heu, oui comme tout le monde pourquoi ? »

M : « Rien, comme ça. On ne peut que remarquer la ressemblance de ton entre Hero Corp et Kaamelott, »

L : « Bah, on est un peu comme qui dirait de la même famille mon frère et moi. Et c’est comme ça qu’on se parle à la maison. »

M : « Vl’à l’ambiance… »

L : « Pardon ? »

M : « Voilà l’ambulance ! »

L : « Hein ?! »

M : « Non rien passons. Vous pouvez me parler de votre collaboration avec Comédie! ? »

L : « Ah oui c’est vraiment génial. Je suis vraiment très heureux de pouvoir travailler avec eux. Loin des contraintes d’audience que l’on rencontre sur les chaines hertziennes habituelles, Comédie! est une véritable chaine laboratoire, qui laisse libre cours à la créativité. C’est un réel plaisir de pouvoir m’exprimer totalement grâce à eux. »

M : « Qui a décidé du format ? »

L : « Au départ je n’avais que des pilotes de 3 minutes 30, mais la chaine avait une case de 26 minutes à occuper, ça c’est fait comme ça, et c’est super. »

M : « Vous avez déjà un premier retour sur la série ? »

L : « On a de bons retours, et d’autres plutôt réservés, mais ça n’empêche que l’accueil est plutôt positif dans l’ensemble. »

M : « Oui à Maxiseries aussi. »

L : « Ah oui ? Ça me fait plaisir. »

M : « (sourire) Donc vous allez continuer avec une seconde saison ? J’ai entendu dire que vous étiez en train de terminer la production de la première en ce moment. »

L : « Oui tout à fait. Je termine la première, je suis aussi sur le futur site Internet, qui comportera une espèce de web série qui fera un peu le lien entre la première et la seconde saison, et sur la BD qui elle est plus une préquelle. »

M : « Un vrai projet multi-support ! C’est génial ! »

L : « Oui merci, ça me tenait à cœur d’expérimenter des choses, d’étendre l’univers, et surtout d’essayer de faire quelque chose sur le net. »

M : « Ah oui ? Vous êtes un fan d’Internet ? »

L : « Oui carrément, j’adore ça, ça ouvre des possibilités incroyables à l’expression. Et à la médiatisation. »

M : « Hé, c’est pas moi qui vais vous dire le contraire ! Une date pour la saison 2 ? »

L : « Bah, si tout se passe bien à la rentrée prochaine. »

M : « Cool. Le mot de la faim ? »

L : « Poulet. »

M : « Le mot de la fin ? »

L : « Bah, je sais pas, juste que si les gens regardent, bah, qu’ils en parlent autour d’eux (on a un groupe Facebook très actif c’est génial d’ailleurs), qu’ils donnent leur avis tout ça. »

M : « Ok, bah, merci bien. »

L : « Mais de rien. »

M : « Allez, bon courage pour la suite hein, et merci encore. »

L : « Merci vous aussi. »

M : (ah bah ça on en a besoin)

Voilà ! Je tiens à remercier Calt et Simon Astier pour leur grande disponibilité et gentillesse, cette première pour moi a été d’une grande richesse.
Pour ceux qui ne connaitraient pas Hero Corp, la série est diffusée le samedi à 19h30 sur Comédie! (avec des rediffs toute la semaine), et devrait arriver sur l’antenne de France 4 en avril.

6 Comments

  1. Gre@t Puppet

    Merci Melux, super interwiew!

    Y sont cool quant même ces Astier, longue vie à Hero Corp.

  2. NocK

    salut !

    j’ai trouver ton interview vraiment génial ! Ça change de certaines qui sont moins « réelles », étant le webmaster du site HeroCorpFrance j’aimerais savoir si cela te dérangerais que je poste un article sur cette interview (en indiquant la source avec un jolie liens bien entendu et pourquoi pas une petit bannière de Maxi-Séries ;))

    N’hésite pas a m’envoyer un mail 😉

    Cordialement

  3. Mistik Girl

    Bonjour !

    J’ai adoré cette interview, qui m’a bien fait rire ! Non sans dec, pour le coup du poulet c’est vraiment de Simon ou ça fait partie du « ficitf » ???

    Et sinon j’ai également un site sur Hero Corp, et tout comme Nock j’aurais également aimé citer quelques séquences de ton interview, en sitant bien évidemment la source ^^

    Et au passage bonne fêtes !

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